Alexia Daval : la lettre ouverte de sa maman pour le funeste anniversaire de sa mort

C’était le 28 octobre dernier. Jonathann Daval avait signalé la disparition de sa femme Alexia, jouant la comédie du mari inquiet, avant qu’il ne devienne le principal suspect d’un meurtre horrifiant. Alors qu’il est aujourd’hui en prison, accusant désormais la propre famille d’Alexia d’avoir comploter son assassinat, la maman de la jeune femme a pris la parole dans une lettre ouverte (signée «ta maman et ton papa»), envoyée au Parisien/Aujourd’hui en France.

« Alexia, tu es en moi, tu ne me quittes jamais. Tu es partout, tu irradies de ta lumière, et tu me donnes ta force, ton courage. » Un an après le meurtre de sa fille, la maman d’Alexia Daval s’exprime. Les mots d’une femme brisée, qui demande au principal suspect, son mari, « d’assumer ses actes ».
Dans cette missive, la maman d’Alexia Daval veut aussi rappeler que sa fille « n’est plus là pour donner la vérité ».

« Il y a un an, un monstre s’est arrogé le droit de t’enlever la vie sous des coups effroyables, de t’étrangler, de te brûler. On ne ferait même pas ces monstruosités à un animal. Quelle rage, quelle férocité pour agir de telle sorte. Pense-t-il aujourd’hui à tout ce qu’il t’a fait subir ? A-t-il des remords ? Est-ce qu’il t’a aimée un jour pour en arriver à de telles extrémités ? […]
Nous a-t-il aimés un jour, nous qui l’avions accueilli comme un fils ? Et Happy, ton chat que tu adorais, qui a dû assister à toute la scène, qu’est-ce que j’aimerais qu’elle me parle.

Je rêve d’une vie où tu es encore là, avec nous, souriante comme toujours. Tu aurais choisi un autre mari. Tu aurais été heureuse avec des enfants. Une vie normale en somme. Mais je me réveille et je suis dans ce film d’horreur, ce feuilleton à rebondissements ubuesques.
Je ne suis que souffrance. Je n’arrête pas de pleurer. On ne peut l’exprimer davantage. L’absence de toi est une injustice sans nom. La douleur me ronge de l’intérieur, sans cesse. Pas une seconde de répit, tellement il m’est insupportable d’être séparée de toi. Tu me manques.
Lorsque nous perdons un enfant, notre désespoir est tel, que nous devons nous raccrocher à quelque chose. Il y a une belle citation d’Albert Einstein qui dit : Je crois en une vie après la mort, tout simplement, parce que l’énergie ne peut pas mourir. Elle circule, se transforme et ne s’arrête jamais.